2019/03 Récit : Le Dernier Homme Debout

Résumé du concept

Mais pourquoi c’est si dur ?

De quel esprit Machiavélique est sorti cette idée, ce concept, de nous faire tourner en
🐹 ?? Je ne sais pas si je dois le remercier ou le haïr !!

Pourquoi le haïr ? Parce que cela fait 2 fois que je prends le départ de cette course et 2 fois que j’en ressors frustré de ma performance…

Pourquoi le remercier ? Parce que c’est un ovni, leur devise :
« Run, eat, drink, repeat » c’est ça le Dernier Homme Debout, tellement convivial, original, éreintant que mon petit cœur de trailer amateur est comblé…

Alors non ce n’est pas un trail de haute montagne avec des paysages à couper le souffle, non il fait pas beau, mais cela reste une épreuve unique en son genre qu’il faut absolument essayer !!

« L’écurie »

Aller se frotter au Dernier Homme Debout est un véritable challenge à relever. Sur le papier cela parait simple: « 1h00 pour faire 7.3 bornes 286mD+, la rigolade, je vise 14 tours direct », sauf que les 14 tours ils n’ont pas été nombreux à les voir et moi le premier (11 sur 400 poilus, c’est dire !!) …

Pourtant habitué des courses longues, je sais où je m’engage… mais il y a un paramètre nouveau à gérer absent sur les Ultras : une épée de Damoclès qui fait qu’à chaque tour, à chaque moment de faiblesse, tu dois malgré tout faire la boucle dans l’heure, et ce paramètre j’avoue ne pas réussir à le gérer, je n’ai pas trouvé la clef. L’impression d’avoir une barrière horaire à 10 minutes est mon sentiment et je m’use dès les 1er tours à avoir une marge qui quelque part n’est pas importante en soi mais que tu payes très vite, trop vite dans la course.

Un autre facteur n’a pas arrangé mon cas : une prépa amputée et donc un manque d’affutage à cause de cette satanée tendinite (1 an qu’elle me titille) du jambier antérieur (releveur). Pour ce problème, la solution est en cours depuis 1 mois => transition vers le zéro drop en suivant un protocole avec mon kiné. J’y reviendrai dans un autre article sur le test de mes Altra Lone Peak 4 .0 et de mes Hoka Challenger ATR4

L’hôtel

Cette année Seb m’a accompagné dans cette aventure, Jeff étant resté à l’écurie pour cause de tendon récalcitrant et JC n’ayant pas eu de chance à l’inscription. Arrivés vendredi soir, nous dormons dans le van sur le parking de l’Aréna. Rdv pour le départ 11h50 le lendemain.

Le Parcours

Pas de surprise sur le profil, le même que l’année dernière (une petite nuance à la fin du 1er kilo), mais des conditions bien différentes, David l’organisateur nous annonce des chemins défoncés avant notre passage, donc on imagine tous très bien la suite. La pluie des derniers jours a transformé les 2 premiers kilos (sensés être faciles) en pédiluve boueux, un chemin transformé en baignoire 🛁, chacun fait ce qu’il peut pour courir, ne pas tomber : une « boue »cherie », je prends vite conscience de l’effort à fournir à chaque tour sur ce passage. L’autre passage délicat est la 2ième montée (avec les cordes), très énergivore…

Pas compliqué à retenir comme profil…

La course

Tour 1 : Après s’être motivé avec Seb, le top départ est donné, l’orga nous donne 1h10 pour faire ce premier tour, pour donner à chacun le temps de prendre acte du parcours. Je le fais en 46 minutes, tranquille mais avec quelques passages où il faut se donner tout de même. L’état des chemins est confirmé, ça va être l’enfer de répéter cet effort plusieurs fois. J’ai choisi de commencer ma course en Altra (zéro drop) avec super crampons, pour éviter de réveiller ma tendinite dès le début. Je sais par contre que je ne pourrais pas faire toute la course avec, mes mollets ne sont pas prêts à subir cette contrainte. Seb en 55min prend conscience aussi du défit.

Le fameux passage des cordes pour Seb…

Tour 2 : 46 minutes encore, je vais trop vite… je le sais au fond de moi mais je n’arrive pas à ralentir par peur de manquer de temps.. Toujours en Altra, elles sont top, quelle précision mais je dois changer car je n’ai jamais fait plus de 15km de suite avec…

Tour 3 : Chaussé en Hoka challenger, avec très peu de crampons (j’ai pas le choix mais elles sont complètement inadéquates), je suis déjà entamé, je me calme, je sais que le début peut parfois être compliqué, le temps de se mettre dans la bagarre, mais je suis inquiet, pas serein de mon état de forme.

Tours 4 et 5 : Punaise, ça craint, je suis en souffrance, je pense déjà à ne pas boucler, c’est dingue, je me bats contre moi même, pourtant je pourrais ralentir mais je n’arrive pas à m’y résoudre, c’est une autodestruction..

Tour 6 : je vise clairement le marathon, je suis dégouté, je viens de voir Seb qui a loupé le tour 5 pour 30 secondes, décidément quand ça veut pas… 4ième tour en Hoka

Tour 7 : j’en ai marre de subir, je décide de reprendre mes Altra, de mettre la musique et de profiter du tour, tant pis je ne ferais que 7 tours cette année je suis résolu…je pense que c’est le tour où j’ai le plus profité, sans pression, résigné, j’arrive en 55 minutes. J’en suis pas conscient mais je viens de faire un tour parfait car beaucoup plus tranquille…Mais à ce moment là je décide d’arrèter, je veux aller boire une bière avec Seb🍺 et ne plus me battre pour aujourd’hui. Seb avec son expérience me propose de m’asseoir, de réfléchir, boire une soupe, en 5 min il me remotive pour que je fasse mon 8ième tour, histoire de finir sur une bonne note, merci Seb. La bière attendra…

Tour 8 : De nuit je pars 10 minutes après les autres, « m’enfous » je suis bien, il fait nuit, c’est top de courir seul à la frontale, j’appelle Sophie et les filles, on discute, je rattrape Youri (Trailer/blogger belge) qui s’est explosé l’adducteur et finit en marchant, on discute 5 minutes, ça fait du bien je n’ai plus l’impression d’être dans la spirale mais de profiter de courir comme j’aime…je boucle ce tour à 20h07…Ma tendinite me rechatouille grrr

Voilà 8 tours: 111ème/376, 60 bornes et 2300m D+. Un peu déçu mais je suis dans le premier tiers, un de mes 1ers objectifs à chaque course (bien que je préfère être dans le premier quart) mais il n’en tient qu’à moi. Enorme chapeau aux vainqueurs Paul Meurisse 20 tours (146km 5700m) et Géraldine Cornet 12 tours qui ont mis tout le monde d’accord…

En tout cas, un énorme merci aux organisateurs et bénévoles, ils sont au top avant, pendant et après la course. Ils aiment le sport et la fête, il ne faut rien changer, un grand bravo. Le complexe sportif est superbe, resto, bar, douches, gradins et la fanfare locale qui donne du son, génial !! De plus tenir ce pari avec une inscription à 20€ c’est de nos jours exceptionnel…

La bière, le t-shirt, bon moment de convivialité…

Samedi soir je disais à Seb, je reviens pas j’en ai marre…Lundi j’ai déjà envie de voir si je peux faire 10 tours en 2020… Dans 6 semaines c’est le Grand raid du Ventoux avec Ben 100 bornes, 2019 est bien partie !!

3 commentaires sur “2019/03 Récit : Le Dernier Homme Debout

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