Récit 10/2024 : UTMJ 100

Débrief rapide de l’UTMJ 100. Me revoilà reparti dans le JURA mais cette fois-ci pour participer à l’Ultra trail des monts du Jura sur le format 108km/4300m (La Franco-Suisse) avec les coupains (Guigui, Pauline, Géo, Nico), sauf Yo qui a dû annuler à cause d’une douleur au mollet, il est un peu sensible le garçon 😁. Je connais bien cette course pour avoir couru le 180km en 2020, une des seules courses à avoir résisté au Covid. C’est un profil « roulant » avec des coups de « cul » parsemés au fil des km. Pour une fois la météo Jurassienne s’annonce docile avec nos petits corps de runners, froid et sec 🙏. Pour rappel en 2020, sur 33h j’avais couru 22h non-stop sous le déluge 🥶⛈, un enfer que seulement 60 participants avaient terminés.

Cette course est aussi l’occasion de passer un peu de temps avec Guigui qui débute juste après un tour du monde avec sa compagne, tout ça au profit d’une association 😍👉 lien.

Le départ de la course est prévu à 5h00 le samedi matin, donc nous prévoyons de rouler le vendredi (8h00 de trajet), de récupérer les dossards et de découvrir tranquillement notre gite situé à Les Rousses à 500m du départ. Ça c’était le plan 🤓mais ma superbe voiture en a décidé autrement et nous avons bien malgré nous fait un 1er ultra routier le vendredi 🤬.

Vendredi 10h : aux alentours de Rouen, nous sommes dans une côte mais la Jeep n’accélère plus, pire elle ralentit inexorablement, on se retrouve à 80km/h sur l’autoroute. Je m’arrête à la 1ère aire avec l’espoir qu’une pause de 10min et un redémarrage solutionnera cette panne. On repart et c’est à 50km/h en pleine accélération que je sens que la journée va être longue, très longue 🥴…

Malgré tout nous ne perdons ni espoir ni notre bonne humeur, google fonctionne à plein régime, nous décidons de sortir de l’A13, et direction un petit garage de campagne, style garage Lopez dans camping si ça vous parle. Le patron fort sympathique branche sa valise (gratuitement), verdict : problème connectique turbo, la loose j’ai changé le turbo 2 mois auparavant. Il peut nous enlever le défaut mais ne garantit rien derrière, ok nous repartons à 130 en serrant bien les fesses. 25km plus loin, retour à 80km/h 😤, nous n’avons pas d’autres choix que de nous arrêter… Appel à l’assurance (qui aura été au top, il faut le souligner), puis gendarmerie car dans une zone protégée puis dépanneur = 1h d’attente. Remorquage chez le dépanneur puis appel taxi pour location voiture = 1h30 d’attente. Taxi direction l’agence de location à …Orly eh oui on se retrouve au milieu des passagers d’aéroport, du grand délire = +1h…Bref on « redécolle » d’Orly direction le Jura dans une 2008 un peu serré mais bon normalement la galère est derrière nous. C’est râpé pour récupérer les dossards car nous arrivons vers 21h, heureusement que l’orga propose de les retirer entre 3h et 5h le lendemain matin. Nous sommes vannés le soir, tout juste la force de prendre une bière 😉.

La nuit est courte mais bonne, chacun se lève et se prépare suivant son petit rituel. Les questions habituelles : comment je m’habille ? combien de barres j’emporte ? je n’arrive pas à faire ma crotte💩… Nous sommes 4 sur le 100 : Pauline, Geoffrey, Guigui et moi, quant à Nico il sera avec Amandine sur la Lynx 20km/800d+ le dimanche. Une fois le dossard récupéré nous nous tassons au milieu des 1200 coureurs, ça réchauffe.

Top départ donné à 5h, le peloton est dense, il faut parfois jouer des coudes pendant les 20 premiers km, il y a un peu trop de monde dans les chemins à mon goût. Avec Pauline et Guigui nous courons à peu près sur le même rythme, donc c’est plutôt cool d’être ensemble, Geoffrey pour son 1er 100K gère son effort juste derrière. On retrouve Nico à chaque ravito (morbier et saucisson à foison 🤩😜), c’est toujours sympa de voir une tête connue. On retrouve également 2 Manchois, Samuel et Arnaud avec qui je ferais l’accordéon pratiquement toute la journée (eux meilleurs sur le plat et dans la relance (AST oblige) et moi un peu plus à l’aise dans les côtes). Les sensations sont bonnes malgré une année en deçà au niveau charge d’entrainement, entre le ménisque en début d’année et le tendon d’Achille qui me fait mal, pas évident de s’entrainer mais heureusement le gravel me permet de garder un minimum la forme.

Il fait beau et sec, quel bonheur. Nous passons par Chaux-neuve et la fameuse descente de marches du tremplin olympique, super comme expérience même si elle te flingue bien les quadris 😱. Je cours souvent seul entre le 30 et 70ième km, sur les longues portions de plat je tape la discute avec un coureur sympathique de Nantes, cela permet d’avaler les km. J’arrive à la base de vie de Jougne (75ième km), Nico m’annonce que Guigui s’est tordu le genou 😧, rien de trop grave mais il préfère mettre le clignotant vu ses projets à venir. Pauline se retrouve seule pour finir de nuit, elle n’est qu’à 10min juste derrière, je décide de me ravitailler et si elle arrive assez vite nous repartirons pour finir la course ensemble. Donc c’est à 2 que nous repartons pour aller affronter le sommet de la course le Suchet où souvent les conditions météo sont assez rudes. Et de fait nous arrivons au sommet où la température chute complétement et où le vent et la brume nous saisissent. Nous ne trainons pas et redescendons pour attaquer la dernière ascension de la course, les aiguilles de Baulmes.

La fin est assez simple, d’autant plus à 2 (même si Pauline est un peu bruyante 😅) si bien que nous arrivons de nuit à Métabief au bout de 16h15 de course 208ième/1200 et 14ième féminine pour Pauline 💪. Geoffrey bouclera son premier 100 dans la soirée 💪. Petite bière et pizza feront notre bonheur. Nico, le dimanche, pour un retour de blessure fera 152/1400 !! Un vrai lynx 🐅!!

Cette course est idéale pour celui ou celle qui veut se lancer sur un premier 100km, pas de piège, des bons ravitos et une belle orga. N’hésitez pas à vous lancer.

A bientôt sur les chemins

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